Dis-moi d’Arrêter par Charlotte Byrd

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Dis-moi d’Arrêter

Je lui suis redevable. Une somme que je ne peux rembourser.

Il attend autre chose de moi : moi, pour un an.

Mais je ne sais même pas qui il est.

365 jours et autant de nuits à faire ce qu’il veut… sauf ça.

– Je ne coucherai pas avec vous, dis-je catégoriquement

Il rit.

– Je vais vous faire une promesse, me dit-il en me défiant du regard, avant que le temps ne soit écoulé, vous allez me supplier de le faire.

La littérature peut vous faire passer de bons moments et quand en plus, elle ne coûte rien ou si peu, cela vaut la peine de prendre quelques minutes pour la découvrir.

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– Qu’est-ce que tu fais avec ça ? me demande ma colocataire Sydney en passant devant ma chambre. Je suis assise sur mon lit, les bras entourant mes jambes tout en fixant une enveloppe qui est arrivée par la poste il y a quelques jours. Mon nom et mon adresse sont écrits à la main d’une écriture soignée et il n’y a pas l’adresse de l’expéditeur. 

Je lui avais montré quand elle était arrivée et elle s’était moquée de moi pour avoir eu envie de déposer ce chèque ridicule, ce sont ses mots pas les miens. – J’étais en train de penser que cette personne a dû la déposer dans notre boîte aux lettres directement parce qu’il n’y a même pas de timbre sur ce truc, remarqué-je. Sydney secoue la tête et sort de mon champ de vision un instant pour enfiler son sweat. 

Lorsque je sors de ma chambre pour aller dans le salon, je vois ses bottes bien rangées près des miennes dans l’entrée. Des gouttes de pluie dégoulinent de son manteau pour tomber sur le sol en faisant une petite flaque, qu’elle nettoie rapidement. J’ai rencontré Sydney Catalano au Wellesley College, mais nous n’avons pas été très proches avant le second semestre de notre dernière année. Elle faisait une double spécialisation en biologie et en chimie et nous nous sommes rencontrés en cours d’anthropologie que nous avions toutes les deux remis à plus tard jusqu’à ce que ce ne soit plus possible de le faire. 

Je ne sais pas si c’est le cas dans toutes les spécialisations en biologie, mais Sydney est une personne très soignée et méticuleuse, qui nettoie toujours tout derrière elle et souvent derrière moi aussi. Même si je ne suis pas une fée du logis, je sors les poubelles et je tue les araignées pour essayer d’être une bonne colocataire. Je sors mon dernier plat vietnamien à emporter du réfrigérateur et je le réchauffe sur la plaque de cuisson. Nous en prenons autant que nous en voulons dans notre assiette et nous laissons le reste dans la poêle, avant de nous asseoir toutes les deux à l’îlot de cuisine pour manger. 

– Alors… qu’est-ce que tu vas faire ? demande-t-elle en attachant ses cheveux noirs soyeux en un chignon lâche tout en sentant les arômes de la nourriture. 

Mes yeux serpentent jusqu’à l’enveloppe qui est posée entre nos deux assiettes. Sydney tend la main par-dessus son assiette et sort le chèque. 

– Olive, c’est une blague, d’accord ? Ce n’est pas réel, dit-elle la bouche pleine. Je fixe les chiffres dans la petite boîte. Ils sont écrits avec la même écriture cubique que celle qui figure sur l’enveloppe. 

167 699 $ Le montant est écrit sous mon nom et la signature qui figure sur le chèque est illisible. Il n’y a pas d’information nulle part ailleurs sur le chèque pour le donner une bribe d’information sur la provenance. 

– Mais s’il était réel ? demandé-je. 

– Pourquoi quelqu’un t’enverrait un chèque de ce montant sans te dire qui il est et pourquoi il te donne cette somme ? m’interroge-t-elle.

Je hausse les épaules. Je n’ai bien sûr pas de réponse à lui donner. 

– Le fait est… J’ai regardé la somme totale de mon prêt étudiant aujourd’hui au travail, dis-je en prenant une gorgée d’eau. 

– D’accord. Sydney hoche de la tête. Je dépose ma fourchette et je me retourne vers elle. 

– Quoi ? Elle lève les yeux au ciel. 

– Allez, lâche le morceau, je veux savoir maintenant. Je secoue la tête. 

– Non, laisse tomber. Ce n’est pas grave, dis-je en me levant. Elle m’implore de continuer et de lui expliquer, mais je prends tout simplement mon assiette pour la mettre dans l’évier et la nettoyer. Si elle croit que tout cela n’est qu’une blague, je n’ai pas besoin de lui dire quoi que ce soit. – Olive, je suis désolée. Sydney pose une main sur mon épaule. 

– Ce n’est pas que je ne veux pas te soutenir. Je ne veux tout simplement pas que tu souffres. Ou que tu aies des ennuis. Je mets le chèque devant ses yeux. 

– Tu vois ce chiffre ? Je lui pose la question en pointant le montant. Elle acquiesce. 

– C’est le montant exact de ce que je dois. Jusqu’au moindre centime. Ces mots la surprennent. Elle expire lentement et fait un pas en arrière. 

– Vraiment ? murmure-t-elle dans un souffle tout en prenant le chèque pour le regarder attentivement. Je hoche la tête. 

– Je devais faire un paiement aujourd’hui, alors j’ai regardé le montant, juste comme ça. Seulement pour que je me sente un peu plus mal par rapport à tout ça, plaisanté-je. Puis, le total me semblait familier. Je me suis rendu compte que j’avais déjà vu ces chiffres auparavant. Je n’étais pas certaine où je l’avais vu. Quand je suis revenue à la maison, j’ai vu l’enveloppe sur mon bureau et… ça m’est revenu. Le montant exact que je dois pour mon prêt étudiant. Sydney se rassoit confortablement, étourdie par mes révélations. J’avais eu presque une heure pour assimiler cela, mais je suis toujours abasourdie. 

– Le chèque est arrivé il y a quelques jours. Alors, une fois que tu auras fait ce paiement, tu devras rembourser un peu moins, c’est cela ? J’acquiesce, mais je ne suis pas certaine de savoir où elle veut en venir. 

– La plus grosse partie c’est pour rembourser des intérêts, mais oui, je suppose que ça sera un peu moins. Toutefois quand le chèque est arrivé ce paiement n’était pas arrivé à son terme officiellement. Alors quand il est arrivé c’était le montant exact de ma dette. Nous passons la soirée à parler des différentes options qui s’offrent à moi par rapport au chèque, ce qui se résumait basiquement à deux. 

La première, je déchire le chèque et j’oublie tout cela. La seconde, je dépose l’argent ou du moins j’essaie. Il y a une réelle possibilité que le chèque soit un faux ou que ce soit une fraude, mais de qui viendrait-elle, je n’en ai aucune idée. Toutefois, le déposer est un véritable risque. 

– Il y a quelque chose que tu dois prendre en considération, dit Sydney, qu’est-ce qui va se passer si tu déposes le chèque et qu’il est vrai ?

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2 commentaires

  1. J’adore cette saga, avec charlotte, nous vivons à chaque fois des rebondissements… quand le bonheur est là…. une nouvelle épreuve arrive à nos deux personnages mettant en danger leur relation naissante. Certain moment sont magnifiques, d’autres longs, certains évident et d’autres une réelle surprise, c’est toujours aussi bien, j’espère que ça va continuer.

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