Peuple, pouvoir et profits par Joseph E. Stiglitz

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Peuple, pouvoir et profits par Joseph E. Stiglitz. Voici le résumé du livre, son extrait ainsi que les votes et avis des lecteurs.

Peuple, pouvoir et profits. Découvrez pourquoi la dialectique infernale du pouvoir et des profits a fini par exaspérer le peuple.

Qui est Joseph E. Stiglitz ?

Joseph E. Stiglitz, prix Nobel d’économie, a été économiste en chef de la Banque mondiale. Il a publié de nombreux ouvrage, parmi lesquels :  Le prix de l’inégalité ou Le triomphe de la cupidité (Les Liens qui libèrent). Stiglitz est l’un des économistes les plus influents et les plus écoutés au monde.

Il est l’un des rares à nous mettre en garde, depuis plusieurs années, contre le fanatisme du marché et la financiarisation de l’économie.

Voici le grand réquisitoire du prix Nobel d’économie Joseph E. Stiglitz sur les questions cruciales qui influencent le plus notre société.

Peuple, pouvoir et profits

Peuple, pouvoir et profits, extrait de la préface :

Mes travaux en économie m’avaient appris que l’idéologie de nombreux conservateurs était erronée. Ils avaient une foi quasi religieuse dans le pouvoir des marchés. Il était si grand, selon eux, que nous pouvions, pour l’essentiel, nous en remettre simplement aux marchés libres et sans entraves pour gérer l’économie. Mais cette foi n’avait aucune base, ni en théorie ni dans les faits.

Le problème pour moi n’était pas seulement d’en persuader les autres, mais aussi d’élaborer des programmes et des politiques capables d’inverser l’ascension dangereuse de l’inégalité et l’instabilité potentielle que portait en elle la libéralisation financière, inaugurée sous Ronald Reagan dans les années 1980. Une autre évolution était encore plus perturbante : la foi dans le pouvoir des marchés s’était largement répandue dans les années 1990, à tel point que certains de mes propres collègues au gouvernement prônaient la libéralisation financière, et qu’ils ont été finalement rejoints par Clinton lui-même.

L’inquiétude que m’inspirait la hausse de l’inégalité avait grandi pendant mon service au Comité des conseillers économiques de Clinton. Mais depuis 2000 le problème ne cesse de prendre des proportions toujours plus alarmantes : l’inégalité monte, monte, monte. Jamais depuis la Grande Dépression les citoyens les plus riches du pays n’ont accaparé une telle part du revenu national.

Vingt-cinq ans après mon entrée dans l’administration Clinton, je m’interroge. Comment en sommes-nous arrivés là ? Où allons-nous ? Que pouvons-nous faire pour changer de cap ?

Peuple, pouvoir et profits, extrait :  l’économie vaudoue :

L’économie de l’offre n’a pas fonctionné pour Reagan et elle ne fonctionnera pas pour Trump. Les républicains se disent, et disent au peuple américain, que la réduction d’impôts de Trump va donner un coup de fouet à l’économie : les pertes de recettes fiscales seront moindres, selon eux, que ne l’affirment les sceptiques.

C’est la logique de l’économie de l’offre, et nous devrions savoir à présent qu’elle ne fonctionne pas. La réduction d’impôts de Reagan en 1981 a inauguré une ère de déficits budgétaires colossaux, de croissance lente et d’immense inégalité. Trump, dans sa loi fiscale de 2017, nous administre à plus forte dose encore que Reagan ces politiques fondées non sur la science, mais sur une superstition intéressée. Le président George H. W. Bush lui-même avait qualifié d’économie vaudoue l’économie de l’offre de Reagan.

Celle de Trump, c’est l’économie vaudoue dopée aux anabolisants.

… Il faut comprendre que la richesse d’une nation repose sur deux piliers. Les pays s’enrichissent — augmentent leur niveau de vie — en devenant plus productifs, et la source la plus importante des progrès de la productivité, ce sont les progrès de la connaissance.

Les avancées technologiques reposent sur les bases scientifiques qu’apporte la recherche fondamentale financée sur fonds publics. Quant au second pilier, c’est une bonne organisation globale de la société, qui permet aux gens d’interagir, de commercer et d’investir en sécurité.

La structure d’une bonne organisation sociale est le fruit de décennies de raisonnements et de débats, d’observations empiriques sur ce qui a fonctionné ou non. C’est ainsi qu’on est parvenu à mesurer l’importance des démocraties, avec leur état de droit, leur respect des droits et des procédures, leurs systèmes de contrôles et de contre-pouvoirs, et une nuée d’institutions chargées de découvrir, d’évaluer et de dire la vérité.

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