Trait bleu de Jacques Bablon, résumé et avis des lecteurs

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Trait bleu de Jacques Bablon. Voici le résumé du roman, les avis et votes des lecteurs, quelques mots sur l’auteur et l’accès direct au livre.

Jacques Bablon est né à Paris en 1946. Il passe son enfance dans le 93 à taper dans un ballon sur un terrain vague triangulaire…

Ado, il décide de devenir guitariste et de chanter du Dylan pour pouvoir draguer les filles… Mais devant le peu de succès récolté il préfère s’acheter une pile de disques (les Stones, Mozart, les Beatles et compagnie…) et un Teppaz.

Plus tard l’exaltation artistique lui tombe dessus par hasard grâce à la peinture. Après avoir dessiné des bols, des cafetières, des pommes et des femmes nues, il devient professeur à l’École supérieur des arts appliqués.

Parallèlement à sa carrière officielle d’enseignant heureux, il publie des BD chez Casterman et devient scénariste dialoguiste de courts et longs métrages. Il a toujours eu besoin de voir loin pour survivre, c’est pourquoi il habite en haut d’une tour. Mais le pire, c’est que des années après, il ne sait toujours pas où est passé son Teppaz…

Jacques Bablon nous offre avec Trait bleu un thriller haletant avec comme toile de fond la campagne des Etats-Unis.

Présélection pour le “POLAR “ 2015 du meilleur roman francophone

Résumé:

Tout a commencé quand on a retrouvé le corps de Julian McBridge au fond de l’étang que les Jones avaient fait assécher pour compter les carpes. Ils auraient plutôt eu l’idée de repeindre leur porte de grange ou de s’enfiler en buvant des Budweiser et c’était bon pour moi. McBridge n’était pas venu ici faire trempette, ça faisait deux ans que je l’avais balancé là par une nuit sans lune avec un couteau de chasse planté dans le bide. 835 carpes et 1 restant de McBridge. Les Jones avaient un cadavre sur les bras, ils ont commencé à se poser les questions qui vont avec…

Extrait:

Tout a commencé quand on a retrouvé le corps de Julian McBridge au fond de l’étang que les Jones avaient fait assécher pour compter les carpes. Ils auraient plutôt eu l’idée de repeindre leur porte de grange ou de s’enfiler en buvant des Budweiser et c’était bon pour moi. McBridge n’était pas venu ici faire trempette, ça faisait deux ans que je l’avais balancé là par une nuit sans lune avec un couteau de chasse planté dans le bide. 835 carpes et 1 restant de McBridge. Les Jones avaient un cadavre sur les bras, ils ont commencé à se poser les questions qui vont avec et, de fil en aiguille, les flics ont fini par me mettre la main dessus.
Avec Iggy, on avait programmé d’aller pêcher dans un lac de montagne paumé au milieu des sapins. Il faisait la tournée des bars avec l’intention de recruter deux filles délurées qui nous accompagneraient dans notre escapade. Moi, j’étais sous l’appentis en train de repeindre le bateau quand la lumière des gyrophares a commencé à faire changer la couleur que j’avais au bout du pinceau. Une armada de bagnoles de flics approchait du logis en catimini. J’ai filé à la voiture par la porte de derrière. Les clés étaient sur le tableau de bord mais ma Chevy a toujours du mal à démarrer froide.
– Qui a tué Julian McBridge ?
– C’est moi.
On était d’accord.
– Pourquoi j’ai tué Julian McBridge ?
Là, motus. J’avais décidé de garder ça pour moi. C’était de l’ordre de l’intime et ça resterait secret. Mes explications auraient mis le public de mon côté. Tant pis. J’étais prêt à faire plein d’autres choses, chanter à l’église, ramper tout nu dans un champ d’orties, donner un poumon, mais dire pourquoi j’avais tué Julian McBridge, ça, non.
Ne rien lâcher faisait de moi un tueur sans mobile. Un mec incontrôlable. Danger maxi pour la société. On ne me regardait plus pareil. Le jury avait les poils des bras qui se dressaient quand je me pointais à la barre.
Pour tenter de limiter la casse, mon avocat a rappelé d’où je venais. Fils d’une mère morte en couches et d’un père inconnu. Trimballé de famille d’accueil malveillante en tuteur abusif, de foyer sordide en institut désastreux.
– Non, il n’a pas déraillé… C’est pire, on ne l’a jamais mis sur les rails !

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1 commentaire

  1. L’auteur nous fait entrer directement dans la peau de son héros, ce qui rend l’histoire très vite addictive. J’aime beaucoup le style de cet auteur, incisif et dépouillé avec une grande puissance narrative.

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